Jardinage

5 astuces pour débuter son potager

Issue d’une famille d’agriculteurs et de passionnés d’horticulture, j’ai toujours aimé la nature. À l’âge de 4 ans, néanmoins, on m’a déracinée de ma jolie campagne pour me planter dans une ville. Tu croirais, lecteur, que c’est le drame, mais je vais te montrer qu’on peut faire pousser des trucs cool même en ville. Si, si, je te jure. Quand on est passionné, rien ne nous arrête. Je me souviens des dimanches chez Mémé à repiquer les fleurs et à planter les légumes droits (avec du cordeau s’il-te-plaît). Autant te dire que pour moi, le cordeau, c’est fini. J’aime le foutoir et puis j’ai pas poussé très droit moi non plus (pardon Mémé). Avec mon papou, on allait aussi chercher des champignons en forêt, même si on habitait en ville (tellement que j’aime même plus les champignons. Pardon Papa). Tout ça pour te dire, qu’au fond, je suis une campagnarde, même si j’ai vécu le plus gros de ma vie en ville.

Aujourd’hui, je vais donc te donner 5 astuces pour te lancer. N’aie crainte. Le potager c’est du boulot, mais c’est surtout beaucoup de plaisir. Tu vas pouvoir réveiller le petit jardinier qui sommeille en toi.


Commencer petit

LA règle de base. Si tu t’attaques à ton premier potager, vois les choses en petit. Je m’explique : un potager, c’est beaucoup d’entretien. Alors oui, un énorme carré de jardin, c’est cool et on peut planter plein de choses. Mais n’oublie pas, petit padawan, qu’il faut aussi arroser, arracher les mauvaises herbes, accrocher les tomates, etc. Un petit carré bien entretenu vaut mieux qu’une grande jungle. Pour commencer, tu feras donc bien de commencer par un petit carré (si tu habites une maison avec jardin) ou par des jolies jardinières/un joli bac (si tu habites en appartement). Au fil des ans et de l’expérience, tu pourras étendre la surface dudit potager et faire pousser plein de choses farfelues à ta guise. J’ai moi-même commencé par un petit carré que j’ai étendu au fur et à mesure jusqu’à arriver à ce résultat :

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(PS : Je t’ai pas raconté de salades. [Tu l’as vue la référence au potager bien placée ?]. Le cordeau est l’œuvre de mon frère. Tu vois, Mémé, au moins un qui écoute.)

Si tu habites en appartement et que tu n’as qu’un bord de fenêtre ou un balcon, voilà deux solutions :

  • La jardinière : idéale pour faire pousser herbes aromatiques (ici 3 types de basilic avec un œillet d’Inde pour le côté floral)

img_6284.jpg

  • Le grand bac : idéal si tu possèdes un balcon. Il te permettra de planter des choses plus grandes (dans mon cas des salades). Tu en trouves dans les magasins de jardinerie (compter une centaine d’euros) mais tu peux également le faire toi-même avec des palettes de récupération et en rajoutant une bâche à l’intérieur (ne pas oublier de percer des trous pour laisser l’eau s’écouler. D’ailleurs, cela vaut aussi pour les jardinières).

Composer avec le climat

Tu apprendras vite (peut-être à tes dépens comme moi) qu’on ne fait pas pousser facilement ce que l’on veut où on veut. Oublie donc les melons dans l’Est de la France et les légumes gourmands en eau si tu habites dans un climat sec. Pour ton info, j’ai quand même réussi à récupérer deux melons à force d’acharnement (dont un que le chien de mon frère a pris pour une balle et a entièrement détruit. No kidding). Autant te dire que ça valait pas le coup de s’acharner mais bon, je suis têtue. On se refait pas hein. Pour les tomates, j’ai aussi vite appris qu’elles n’aimaient pas trop l’eau de Lorraine (trop d’eau = mildiou). J’ai donc investi dans un tunnel pour les protéger (comme tu peux voir sur la première photo). Si tu vis dans un climat chaud et peu pluvieux, tu n’en auras pas besoin. No stress donc. L’échec fait partie de l’apprentissage. Je sais désormais (au bout de 4 ans) ce qui pousse bien chez moi et ce que je peux oublier si je veux obtenir un bon ratio effort/résultat.


Respecter les saisons

J’entends par là respecter les périodes de semis. Si c’est écrit « semer de avril à mai » sur la boîte, ben tu sèmes en avril ou en mai. C’est tout bête, je te l’accorde mais c’est crucial. Si t’es un peu tête-en-l’air comme yours truly, ben tu peux vite oublier de semer au moment adéquat. Et si tu sèmes après, sache que tes plantations ont de fortes chances de ne pas arriver à maturation. Pas de panique, si tu es un peu en retard, tu peux te rendre en jardinerie et acheter des plants en godets au printemps et laisser tomber les semis. Tu te rattraperas l’an prochain.


Bien sélectionner ses plants

Concernant lesdits godets, tu prendras garde à sélectionner des plants bio et des variétés anciennes. Oublie tous les plants portant la mention F1 car ces plants, l’apprenti, sont des plants dits hybrides. Pourquoi c’est pas bien me demandes-tu ? Je t’explique. Ce plant F1 provient d’un croisement. Seul ce plan aura les caractéristiques décrites sur le papier. Si tu veux récupérer les graines dudit plant, les résultats que tu en tireras l’année d’après seront plus qu’aléatoires voire franchement mauvais. Si tu veux donc récupérer les graines (de tes courges ou haricots par exemple) pour pouvoir les replanter l’année suivante sans verser un sou, fuis donc ce label peu glorieux.


Associer les amis et séparer les ennemis

Il existe au potager ce qu’on appelle des voisinages favorables ou défavorables. Certaines plantes, lorsque mises ensemble, peuvent se stimuler ou, au contraire, se gêner. Certaines permettent de repousser les nuisibles de l’autre. Certaines encore arrêteront la bonne croissance de leurs voisines. Tu feras donc bien de vérifier si les plantes que tu as choisies sont copines ou ennemies jurées. Je te laisse quelques exemples ci-dessous :

Les associations favorables :

  • Poireau ♥ Carotte : le poireau permet de repousser la mouche de la carotte grâce à sa forte odeur.
  •  Romarin ♥ Carotte : idem que ci-dessus
  • Tomate ♥ Œillet d’Inde : l’œillet repousse les nuisibles de la tomate. Chaque année, j’en place entre mes pieds de tomates. En plus, ça apporte de la couleur.
  •  Fraisier ♥ Tomate
  • Laitue ♥ Concombre

Les associations défavorables :

  • Laitue ⊗ Persil
  • Tomate ⊗ Concombre
  • Tomate ⊗ Haricots
  • Melon ⊗ Courge

Pour en savoir plus, n’hésite pas à consulter les sites spécialisés ou à investir dans un livre répertoriant toutes les plantes par ordre alphabétique. C’est ultra-pratique. Je possède, pour ma part, « le traité rustica du potager » (disponible en librairie pour une trentaine d’euros).

Te voilà prêt, petit jardinier en herbe.  N’hésite pas à me laisser tes commentaires et à me décrire tes plantations ci-dessous.

A très vite, pour de nouvelles aventures !

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